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olympique lyonnais VS milan ac

olympique lyonnais VS milan ac
Ce n'est plus de laception mais du dégoût. Maîtriser de la sorte le Milan AC à San Siro et se voir éliminer de cette façon, c'est bien trop cruel pour les Lyonnais. Et sans doute injuste car rarement dans ce quart de finale retour, les hommes de Carlo Ancelotti avaient donné le sentiment de pouvoir inverser l'ordre des choses, à peine avaient-ils inquiété Grégory Coupet. La faute à une organisation lyonnaise résolument portée vers l'offensive.

Ma
rdi soir devant les 80 000 tifosi, dont 9 000 Lyonnais,rard Houllier avaitservé une vraie surprise à son homologue milanais en alignant une équipe des plus ambitieuses. Comme il l'avait affirmé la veille en conférence de presse, le manager des Gones et son équipe étaient venus pour marquer "un ou deux buts". N'avait-ils pas aussi prédit que le Milan devrait en inscrire trois pour se qualifier ?

L
yon, comme à la maison

En
tout cas, en proposant un 4-3-3, transformable en 4-2-4, l'OL affichait clairement la couleur. Ainsi, on retrouvait Malouda à gauche, Govou, à droite, et Fred au centre, en lieu et place de Carew par rapport au match aller. Wiltord, lui, étant classé dans un rôle d'électron libre, très perturbant, par son pressing et ses disponibilités dans les espaces, pour une défense italienne pas habituée à ce genre d'opposition surtout sur à Giuseppe-Meazza.

Ma
is encore fallait-il pouvoir animer efficacement ce potentiel offensif et c'est ce que l'OL réussit en se positionnant relativement haut toute la première période sous la houlette de Juninho. Les Lyonnais évitaient ainsi de répéter les 20 premières minutes du match aller au cours desquelles ils avaient regardé les étoiles rossoneri. Cette fois-ci, les champions de France se comportaient en maître du ballon et profitaient en plus des errements de Dida, toujours pas sorti de sa mauvaise passe. Le gardien brésilien se « troue » sur une passe en retrait d'un de ses défenseurs mais Wiltord, qui rôde dans les 16tres, ne parvient pas à cadrer son tir (17e).

S
erginho surnage

D
ida est mieux inspiensuite sur un puissant coup franc de Juninho en repoussant des deux poings (21e). Le Milan, plutôt spectateur, se réveille brutalement en ouvrant le score par une tête signée Inzaghi. Superpippo hérite d'un centre de Serginho qui avait profité d'un ballon perdu par Fred (1-0, 25e). Beaucoup auraient accusé le coup, pas Lyon. Six minutes plus tard seulement, Diarra, toujours de la tête, redonne au tableau d'affichage la juste valeur des forces en présence. Les Gones marquent ainsi une nouvelle fois à l'extérieur en Ligue des champions, comme ils en ont pris l'habitude depuis plus de deux ans.

Avant la pause, les coéquipiers de Caçapa s'offrent encore deux belles occasions: un centre-tir de Juninho claqué par Dida (39e), et unete de Fred repoussée par le poteau extérieur (40e). Au retour des vestiaires, la tendance était sensiblement la même. Si Milan essaie, tant bien que mal, de passer la vitesse supérieure à l'heure de jeu, les Lyonnais restent solidement organisés et dégage de la sérénité et parfois même de la facilité, à l'image de cette « louche » tentée par Fred pour Govou. Côté Italien, le tir de Serginho, le seul joueur réellement en jambesté milanais, est cadré mais Coupet d'une main ferme écarte le danger (74e).

Wiltord et l'OL ne méritaient pas l'élimination.Juninho veut rester

L
e minutes filent et les protégés de Carlo Ancelotti continuent de se montrer impuissantsme s'ils ont investi les 30 dernières mètres. Alors que l'arbitre commence à regarder son chronomètre , il ne reste plus que la bonne vieille tactique de « balancer dans le paquet » en espérant... A la 88e, Paolo Maldini, se charge alors d'alerter ses attaquants. Caçapa et Abidal veillent au grain et vont écarter le danger de la tête. Au contraire, ils se ratent et le cuir atterrit dans les pieds de Shevchenko. L'Ukrainien, maladroit jusque-là, ajuste sa frappe croisée qui touche le poteau de Coupet avant d'être repris par Inzaghi dans sa position favorite, celle de la fouine des surfaces (2-1). Le troisième but signé Sheva comptera pour du beurre (93e, 3-1).

Ain
si s'achève l'aventure des champions de France qui échouent donc pour la troisième fois consécutive au stade des quarts de finale de la C1. Le souhait de Jean-Michel Aulas d'aller défendre les couleurs de son club le 17 mai au Stade de France est remis à plus tard. L'année prochaine ? C'est en tout cas le souhait de Juninho qui, les larmes aux yeux, se confiait quelques minutes après le cauchemar au micro de Canal +: "J'espère que le président va nous donner les moyens de maintenir cette équipe car j'ai envie de rester l'année prochaine."

A LYON, ON ESPERE QUE CETTE ANNEE VA ETRE LA BONNE EN LIGUE DES CHAMPIONS

# Posté le samedi 08 avril 2006 14:34

Modifié le mardi 17 juillet 2007 01:32

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